mardi, 29 juillet 2008

Où la Lituanie est évoquée

Curieux de tous les horizons, bonjour !DSCN0079.JPG

Voici à nouveau un extrait du journal d’Hervé Picart, pour vous faire patienter en attendant la sortie du Dé d’Atanas (J-3 mois !).

Et comme un bonheur ne vient jamais seul, des photos ont été mises en ligne. Représentent-elles Frans Bogaert ou bien est-ce là Hervé Picart ? Parviendrez-vous à reconnaître les objets biscornus devant lesquels cet homme semble lui-même perplexe ?

 

3 Décembre 2007

M. Je-Ne-Signe-Pas m’a fait parvenir cette fois-ci le fil directeur de sa première histoire : une pâle beauté confie à son antiquaire enquêteur un dé mystérieux, d’origine lituanienne, qui a la particularité, quoi qu’on fasse, de rester froid comme glace. Le brocanteur remonte alors le cours de l’histoire jusqu’à d’épouvantables rites de la Lituanie médiévale, dédiés à des dieux dont j’ignorais totalement l’existence : Patrimpas, Perkulas…

J’ai l’impression qu’effectivement un monde de secrets vient de s’ouvrir devant moi.

mercredi, 23 juillet 2008

Le catalogue de l'Arcamonde

 

Arca - image 4e post.jpg

Cette semaine nous vous proposons une nouvelle rubrique : un inventaire des objets évoqués dans les enquêtes de Frans Bogaert, et qui ont sommeillé un temps dans les vitrines de l’Arcamonde. Tel un client de l’antiquaire, déambulez librement dans ce cabinet de curiosités ! Aujourd’hui, c’est une bien étrange machine qui attire votre attention de chineur : le céphalographe…

Céphalographe

(Le dé d’Atanas)

 

Cet appareil inventé par l’aliéniste français Jules-Bernard Luys (1828/1895) permettait d’obtenir un tracé des dimensions de la tête ce qui, selon ce psychothérapeute, pouvait aider dans le diagnostic des troubles mentaux.

 

mardi, 15 juillet 2008

Où l’on apprend la signification du nom « Arcamonde »

30 Novembre 2007

Mon correspondant sans nom semble avancer à grands pas dans son projet. Il a choisi de placer l’essentiel de ses histoires dans la boutique de son Bogaert. Elle se situerait au Spiegelrei, le fameux Quai du Miroir, lieu splendide quoiqu’un peu austère, à l’écart de l’agitation touristique. Sans doute par œcuménisme belge, le magasin porterait le nom français d’Arcamond (pour Arca Mundi - le Coffre du Monde), on ne peut plus approprié à cette galerie d’antiquités accueillant d’étranges bibelots venus du monde entier. Evidemment, tout le monde y entendra arcane et monde, et imaginera un univers de secrets niché au creux de ce magasin hors du temps. C’est parfait, selon mon homme. Du coup, il a affiné la silhouette de son antiquaire : celui-ci serait une sorte de marginal de la profession, spécialisé dans les objets les plus abracadabrants, à qui ses confrères déboussolés confieraient leurs bibelots non identifiés. Mais loin d’être un nostalgique irrécupérable, son brocanteur aurait un goût prononcé pour les technologies les plus modernes et userait pour ses expertises de l’appareillage le plus sophistiqué. J’imagine assez bien cet érudit investigateur à cheval entre deux ères, une sorte d’évadé des Experts parti analyser au spectrographe les énigmes patinées de la Vieille Europe.

Mon ami anonyme termine cette nouvelle lettre en espérant que je vais accepter de coucher tout cela sur le papier. Il n’attend rien en retour de ma part. Je peux tirer à moi seul tout le profit de ses histoires, pour autant que je ne retouche pas ses scénarios.

lundi, 07 juillet 2008

La suite du journal d’Hervé Picart

Vous l’attendiez, la voici !

23 novembre 2007

Comme promis, mon ami sans nom m’a expédié un second courrier. Puisqu’on devait raconter des enquêtes, il fallait donc un enquêteur. Mais ni un policier ni un détective. C’était la règle de son jeu. Puisqu’il est question d’éventer l’énigme d’un objet, pourquoi pas un antiquaire ? Il faut alors situer ce brocanteur dans un cadre qui respire lui aussi le parfum des vieilles choses et s’aère au souffle de l’Histoire. L’antique cité flamande de Bruges lui semble tout indiquée. Les reflets qui passent sur ses canaux sont comme autant de mystères qui voguent. Son investigateur sera donc antiquaire et belge. Il lui a même trouvé un nom : Frans Bogaert. Cela sonne comme un peintre du XVIIème siècle, et fait tellement songer à l’acteur Humphrey Bogart que ce seul nom convoque aussitôt des souvenirs de détectives et d’intrigues retorses qui achèveront de donner au brocanteur des manières de Sherlock Holmes ténébreux.

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