jeudi, 11 septembre 2008

Le journal d’Hervé Picart, en passe de devenir culte ?

 

Bien le bonjour, chineurs impénitents !

Il y a des jours comme ça, où l’on a juste envie de laisser libre cours à son humeur maussade et de dire : « Ça va, ça va, on arrive, on n’est pas aux pièces ! » Mais que vous a donc fait Hervé Picart pour que vous soyez si nombreux à mendier la suite de son journal ? Tant de lettres, de pleurs, de mails incendiaires, de demandes mielleuses, de « si vous ne le faites pas pour moi, faites-le pour la Belgique »… On dirait bien que c’est vous qui êtes envoûtés maintenant ! Puisque vous y tenez, voici l’antépénultième fragment, mais on vous prévient : à l’allure où vous allez, il ne faudra pas vous plaindre si vous vous retrouvez dépourvus quand la bise sera venue ! (et quand il vous faudra encore patienter plus d’un mois avant la sortie du Dé d’Atanas, début novembre).

 

 

12 Janvier 2008

Alors que je poursuis assidûment la rédaction de son histoire et que j’ai souvent l’impression d’errer très loin, dans le passé oublié d’une Lituanie mythique, mon gaillard m’a déjà expédié les premières esquisses des récits suivants, une douzaine environ. Je crois qu’il cherche à transformer les enquêtes de son Bogaert en une sorte de roman-feuilleton : au sein de chaque enquête particulière se dessine une ténébreuse intrigue transversale où Laura, l’épouse disparue, semble devoir jouer un rôle aussi important que dérangeant.

À la fin de sa lettre, il renouvelle le souhait que je sois son rédacteur, et m’invite à faire un roman comme on n’en fait plus et comme on n’en a pas encore fait. Il est vrai qu’entre ses objets anciens pleins de nostalgie et le rôle déterminant qu’il attribue à l’Internet dans ses intrigues, mon homme vacille étrangement entre le revival et l’ultramodernisme.

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