jeudi, 12 mars 2009

Faites de la place sur vos étagères

Il est beau, il est frais, il sort tout juste des presses : L’Orgue de Quinte est en librairie. Un volume plus énigCouve ARCA 2 BAT.jpgmatique encore que le Dé d’Atanas (et plus pervers peut-être …), où Bogaert se lance sur la piste d’un inquiétant maître verrier (un aperçu de l’intrigue se trouve dorénavant sur ce blog dans la rubrique « Les indispensables », à un clic de la biographie d’Hervé Picart). Les fans pénétreront avec bonheur dans ce nouvel opus qui emmène l’antiquaire à Provins, et se régaleront de l’atmosphère feutrée et des anecdotes littéraires, artistiques et historiques qui ont fait le succès de la série – cela dit avec tout le respect dû à l’astuce et au style piquant d’Hervé Picart, bien entendu… Les réfractaires, les indécis et les impatients, de leur côté, trouveront ci-dessous le premier chapitre, en libre service : parfait pour affoler le sixième sens des lecteurs-détectives…

 

Information importante pour les Briards : l’auteur dédicacera ses livres (ou tout autre objet, contondant ou non, que vous lui apporterez : bagues à poison, machettes, reliquaires, coucous de la Forêt Noire, fourchettes émoussées, shurikens usagés…) à Provins le samedi 21 mars (librairie Delvaux, 17 rue du Val) et au 4ème Salon du livre de Soisy-Bouy (tout près de Provins, donc) les 4 et 5 avril prochains !

lundi, 02 mars 2009

De nouvelles énigmes et une rencontre avec Hervé Picart : l’effet « Foire du Livre »

Bruxellois de cœur, d’adoption ou de résidence, Belges et Belges, bonjour !FDL_logo_vertic_quad.gif

La Foire du livre de Bruxelles pointe le bout de son nez ; dès jeudi, vous pourrez découvrir (et acquérir) en avant-première L’Orgue de Quinte, second épisode des énigmes de l’antiquaire. Hervé Picart, homme malicieux s’il en est, vous proposera quelques énigmes. Si vous vous montrez aussi bon que Frans Bogaert, nos largesses n’auront d’égale que celle de votre esprit. Chaque jour, les 15 premiers à nous soumettre une bonne réponse (au stand 118) repartiront en effet avec un chouette cadeau...

Et vous n’aurez même pas besoin de résoudre un seul de ces casse-tête pour prétendre au frisson ultime : un regard énigmatique d’Hervé Picart, qui nous fait l’honneur d’apparaître sur le stand 118 tout au long du week-end (de l’heure du déjeuner samedi à celle du goûter dimanche, pour être vaguement plus précis). Les lecteurs de ce blog partent d’ailleurs avec un avantage, puisque voici les fameuses énigmes, sur la solution desquelles ils peuvent cogiter dès maintenant…

 

1 - La phrase dans la phrase

Un secret de Frans Bogaert se cache dans le texte suivant, tel une phrase dans la phrase. À vous de retrouver celle-ci en conservant et les mots et leur ordre.

En bon antiquaire, Bogaert conserve hors de la poussière, dans une vitrine bien éclairée où niche une foule de bibelots, un suppliant en faïence, souvenir de Hollande, qui crie sa souffrance pour une chère âme disparue.

 

2 - Les dames dans le noir

Bogaert demande à Lauren, yeux bandés, de lui sortir deux pions de la même couleur d’un coffret qui contient des pions de jeu de dames - vingt noirs et vingt blancs. Combien Lauren devra-t-elle sortir de pions pour être sûre de fournir ce que son patron lui demande ?

 

3 - Le vers manquant

Sur un broc à bière flamand en grès représentant un paysage de novembre, Lauren découvre un poème de deux vers dont elle ne peut lire que le premier : le second est trop abîmé pour être déchiffré, sauf sa syllabe de rime. Quand elle se demande à voix haute ce que peut être ce second vers, Frans Bogaert lui répond : « Exactement le même, écrit différemment, voyons ! »

Devinez ce second vers si le premier est : Étonnamment monotone et lasse.

 

Avis aux fanatiques d’Hervé Picart (cheerleaders à ses couleurs, exaltés du bibelot et enquêteurs en goguette) : l’ancien critique de Best (catégorie hard rock) animera un débat sur le thème « Écrire le rock » entre Jacques de Pierpont (journaliste musique) et Gérard Berréby (directeur des Éditions Allia). Pour information, le blog d’Escales des lettres vous permet de gagner des invitations à la Foire du livre en ce moment-même…

lundi, 02 février 2009

La vérité sur Hervé Picart

Chers amis,

À l’heure où vous nous lirez, nous serons sans doute encore en train de nous extasier sur L’Orgue de Quinte. La deuxième enquête de l’antiquaire, en librairie début mars, est arrivée ce matin dans nos locaux : oh, joie ! Encore plus beau que le précédent, chic et distingué,  l'ouvrage est à l’image de son auteur et de son contenu… Mais sous ses traits lisses et son port altier, Hervé Picart cache bien son jeu : c’est ce que nous nous proposons de vous révéler aujourd’hui, en dévoilant à la face du monde la dernière partie de son journal. Frissons garantis.

 

Bruxellois, n’oubliez pas que vous passez tous les jours à côté d’un exemplaire dédicacé du Dé d’Atanas, que vous pourriez aisément faire vôtre si vous vous penchiez sur le dernier concours de ce blog

 

15 Février 2008

J’ai adressé aujourd’hui le texte du premier volume de L’Arcamonde à Francis Dannemark, qui dirige l’antenne bruxelloise du Castor Astral. Mon correspondant a insisté pour que je contacte un éditeur belge : serait-il raisonnable que les histoires de Bogaert prennent naissance ailleurs qu’en terre de Flandre ? Comme s’il souhaitait presque une Appellation d’Origine Contrôlée…

Mais ceci n’est pas le plus marquant de cette journée. Mon épouse, de plus en plus circonspecte à mon égard, a fini par m’abandonner ce qu’elle avait sur le cœur. Elle m’a appris que depuis l’automne dernier, mon comportement s’était sérieusement déréglé. En effet, très souvent, je me levais la nuit et m’habillais. Elle ne saurait dire si j’étais alors éveillé ou si j’agissais en somnambule. Je gagnais mon bureau, et me mettais à écrire. Non pas sur mon PC comme d’habitude, mais à la main, ce que je ne faisais plus depuis longtemps, et en m’appliquant de façon presque ridicule. Puis je glissais mes écrits dans une enveloppe, je sortais, et j’allais poster le tout dans la boîte aux lettres la plus proche. Or, elle a reconnu le papier et l’écriture sur un grand nombre de feuillets empilés sur mon bureau. Les lettres de monsieur Je-Ne-Signe-Pas ! Je dois me rendre à l’évidence : je me suis envoyé ces courriers à moi-même. Il me revient en tête le refrain torturé de mon morceau favori de King Crimson : Twenty First Century Schizoïd Man