lundi, 23 novembre 2009
Une maison particulière...
Nous avons pris goût au fait de vous en apprendre toujours plus sur la Belgique, et plus particulièrement sur le fief de Bogaert. C’est pourquoi nous vous offrons aujourd’hui une petite leçon d’histoire… sur les maisons-Dieu. Elles constituent une des originalités du patrimoine belge. D’ailleurs, Le cœur-de-gloire nous en fait découvrir une, au cœur de Bruges, qui est censée héberger Aramis, l’alternative amoureuse d’Ornella De Volder.
Il s’agissait de maisons d’asile, destinées à recueillir les nécessiteux ou les vieillards abandonnés des leurs. Leur construction, leur entretien et le séjour des hôtes étaient financés par les corporations médiévales. Elles formaient de caractéristiques rangées de maisons basses, à chien assis en toiture, avec des façades en brique blanchies à la chaux.
Le visiteur peut admirer à Bruges de nombreux exemples de ces Godshuizen, notamment Gloribusstraat, Moerstraat, Katelijnestraat, Nieuwe Gentweg, Zwarte Leertouwersstraat et au Rolweg (le Museum voor Volkskunde, à savoir le Musée du Folklore, qui fut installé dans les maisons-Dieu du XVIIe siècle et édifié par la corporation des cordonniers).
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mercredi, 10 juin 2009
Rondo, intermezzo, concerto et tutti quanti
« Alors ? Qu’avez-vous à m’apprendre, chère Lauren ?
(…)
- Bien. Comme demandé, j’ai mis dimanche sur l’Aranea les photographies de votre orgue, la marque de facteur et le poinçon à l’abeille. Aucune réponse le lundi, ni même le mardi matin. Mais tout s’est débloqué l’après-midi et j’ai reçu suffisamment d’e-mails de vos confrères pour pouvoir ensuite progresser par moi-même. Première certitude, votre IVHC n’est pas une marque de facteur d’orgue. Vous allez me dire qu’il était très improbable que cet objet soit réellement un instrument de musique. Mais je me suis rappelé qu’ont existé certains “harmonicas de verre” avec lesquels Gluck et Benjamin Franklin se sont beaucoup amusés. On pouvait imaginer qu’un fabricant d’orgue ait eu pour de bon l’idée de perfectionner le système et de concevoir un instrument de ce genre, sur le principe de la résonance de tubes de cristal plus ou moins remplis d’un liquide approprié. (…) »
L’orgue de quinte, pp.61-62
Harmonica de verre
Aussi appelé glassharmonica, le premier harmonica de verre vit le jour en Allemagne au XVIIIe siècle. Il se résumait à une série de gobelets de verre inégalement remplis d’eau pour permettre différentes sonorités en utilisant la vibration par résonance. On produisait les sons en promenant sur le bord des verres ses doigts mouillés d’eau vinaigrée.
Le premier à en jouer en public fut l’Irlandais Pockrich en 1743. Gluck en joua à un concert à Londres en 1746 avec un système à 26 verres et accompagné d’un orchestre.
L’instrument fut amélioré par Benjamin Franklin en 1761. Le futur Américain eut recours à une série de 46 récipients hémisphériques, en verre, cristal ou quartz, à qui il donnait un mouvement de rotation vertical par un mécanisme composé d’un marchepied, d’une poulie et d’une roue. Il produisait le son en touchant le bord des verres avec ses doigts mouillés.
On remplaça ensuite les verres par des lames de verre, puis, pour les harmonicas de poche, par des lames de métal.
Cet instrument, que Nicola Paganini avait surnommé l’orgue angélique, fut interdit dans certaines villes d’Allemagne au XIXe siècle car on l’accusait de provoquer des accouchements prématurés, de faire hurler les animaux ou de rendre fou.
On ne compte plus ses utilisateurs célèbres : Mesmer, Mozart, Beethoven, Donizetti, Strauss en jouèrent ou composèrent des pièces pour l’harmonica de verre.
Listen to music !
♪ Wolfgang Amadeus Mozart Adagio pour quatuor et harmonica de verre (Thomas Bloch)
♪ Gorillaz & ondes Martenot, glassharmonica, cristal Baschet
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mardi, 23 décembre 2008
Jingle Bells
Fous de films noirs et fans de Philippe Marlowe, bonjour !
Vous qui avez rêvé d’entrer dans la boutique de Frans Bogaert, vous allez être servis. Voici l’un des objets que manipule Lauren dans Le Dé d’Atanas : un Hnefa-Tafl. Le nom décourage, mais l’image intrigue…
On a dû supposer les règles de ce jeu d’échecs viking faute de les avoir retrouvées. Les parties entraînaient des déchaînements de passion fréquemment relatés dans les sagas du Nord. Les blancs ont pour mission de mettre leur roi à l’abri dans une des forteresses de coin avec l’aide de 12 pions, tandis que les noirs doivent s’emparer du roi blanc avec l’avantage du double de pions. La prise se fait par entrecroisement orthogonal et le déplacement en diagonale. Les parties devaient être très rapides.
L’Arcamonde ferme ses portes pendant les deux prochaines semaines, mais cela n’empêche pas l’équipe de vous souhaiter de joyeuses fêtes ! Si vous passez par Bruges, le 24 à minuit, vous trouverez peut-être sur votre chemin une boutique plongée dans la pénombre, avec pour seuls lumignons de rares leds diffusant une vague lumière bleue, et les ronrons des ordinateurs en veille en lieu et place des chants de Noël. Collez alors votre nez contre la vitrine, et montrez du doigt un bibelot : si votre cœur est pur et vos intentions suffisamment éthérées, l’ombre d’Hervé Picart viendra alors vous ouvrir la porte et vous inviter à faire le tour de son royaume de ténèbres…
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mercredi, 23 juillet 2008
Le catalogue de l'Arcamonde

Cette semaine nous vous proposons une nouvelle rubrique : un inventaire des objets évoqués dans les enquêtes de Frans Bogaert, et qui ont sommeillé un temps dans les vitrines de l’Arcamonde. Tel un client de l’antiquaire, déambulez librement dans ce cabinet de curiosités ! Aujourd’hui, c’est une bien étrange machine qui attire votre attention de chineur : le céphalographe…
Céphalographe
(Le dé d’Atanas)
Cet appareil inventé par l’aliéniste français Jules-Bernard Luys (1828/1895) permettait d’obtenir un tracé des dimensions de la tête ce qui, selon ce psychothérapeute, pouvait aider dans le diagnostic des troubles mentaux.
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