lundi, 02 février 2009
La vérité sur Hervé Picart
Chers amis,
À l’heure où vous nous lirez, nous serons sans doute encore en train de nous extasier sur L’Orgue de Quinte. La deuxième enquête de l’antiquaire, en librairie début mars, est arrivée ce matin dans nos locaux : oh, joie ! Encore plus beau que le précédent, chic et distingué, l'ouvrage est à l’image de son auteur et de son contenu… Mais sous ses traits lisses et son port altier, Hervé Picart cache bien son jeu : c’est ce que nous nous proposons de vous révéler aujourd’hui, en dévoilant à la face du monde la dernière partie de son journal. Frissons garantis.
Bruxellois, n’oubliez pas que vous passez tous les jours à côté d’un exemplaire dédicacé du Dé d’Atanas, que vous pourriez aisément faire vôtre si vous vous penchiez sur le dernier concours de ce blog…
15 Février 2008
J’ai adressé aujourd’hui le texte du premier volume de L’Arcamonde à Francis Dannemark, qui dirige l’antenne bruxelloise du Castor Astral. Mon correspondant a insisté pour que je contacte un éditeur belge : serait-il raisonnable que les histoires de Bogaert prennent naissance ailleurs qu’en terre de Flandre ? Comme s’il souhaitait presque une Appellation d’Origine Contrôlée…
Mais ceci n’est pas le plus marquant de cette journée. Mon épouse, de plus en plus circonspecte à mon égard, a fini par m’abandonner ce qu’elle avait sur le cœur. Elle m’a appris que depuis l’automne dernier, mon comportement s’était sérieusement déréglé. En effet, très souvent, je me levais la nuit et m’habillais. Elle ne saurait dire si j’étais alors éveillé ou si j’agissais en somnambule. Je gagnais mon bureau, et me mettais à écrire. Non pas sur mon PC comme d’habitude, mais à la main, ce que je ne faisais plus depuis longtemps, et en m’appliquant de façon presque ridicule. Puis je glissais mes écrits dans une enveloppe, je sortais, et j’allais poster le tout dans la boîte aux lettres la plus proche. Or, elle a reconnu le papier et l’écriture sur un grand nombre de feuillets empilés sur mon bureau. Les lettres de monsieur Je-Ne-Signe-Pas ! Je dois me rendre à l’évidence : je me suis envoyé ces courriers à moi-même. Il me revient en tête le refrain torturé de mon morceau favori de King Crimson : Twenty First Century Schizoïd Man…
11:47 Publié dans Le journal de l'Arcamonde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dé, atanas, concours, bruges, éditeur, belge, picart



